Une enquête sur la mise en œuvre des UEMA réalisée par les enseignants

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Une enquête sur la mise en œuvre des UEMA réalisée par les enseignants

Le dispositif des Unités d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) a vu le jour en septembre 2014. Proposition nouvelle de scolarisation, il s'adresse à de très jeunes enfants atteints de troubles du spectre de l’autisme (3 ou 4 ans à l'entrée dans le dispositif), non scolarisables en classe ordinaire même avec une AESHi. Ce dispositif répond à un cahier des charges précis qui organise le rôle et la place de chacun des acteurs et dans lequel l'enseignant se voit clairement confier le rôle de pilote de la classe.
30 UEM ouvraient à travers la France, une par région. Le dispositif étant nouveau, les difficultés de tout ordre sont rapidement apparues. Isolés dans nos régions, le plus souvent sans possibilité de conseil, l’idée de regrouper les enseignants d’UEM pour partager et travailler ensemble a vu le jour courant octobre 2014 sur l’initiative de Luc Raynal, enseignant de l’UEM de la Martinique. Les enseignants contactés ont tout de suite adhéré à cette démarche. Dominique Bravais, enseignante de la Classe Soleil à Neuilly, qui a servi de modèle aux UEM Autisme, a été séduite par la formation du groupe et a largement partagé son expérience. L’isolement était rompu. La 2e année, le groupe s’est agrandi avec l’ouverture de 30 UEM supplémentaires. Mais les difficultés rencontrées étaient tellement importantes que nous avons décidé de faire une lettre commune aux 2 ministères de tutelle.
Pour appuyer nos propos, Cathy Vautrin, enseignante de l’UEM de Moselle a proposé de faire une enquête et s’est chargée de sa mise en forme en juin 2016. En octobre 2017, les enseignants des UEM de 92 départements faisaient partie du groupe. Ayant appris que des commissions se mettaient en place pour préparer l’élaboration du 4e plan autisme, nous avons voulu y apporter notre contribution afin que le dispositif des UEM Autisme ne soit pas juste considéré comme une réussite.
Nous croyons en cette proposition de scolarisation et c'est pour cela que nous nous battons et intervenons car il reste beaucoup à faire. Nous sommes prêts à nous investir pour que ces classes soient pérennes avec pourquoi pas la possibilité d’une relecture du cahier des charges à laquelle nous serions associés. Camille Schneider, enseignante de l’UEM de Paris faisant partie de la commission nationale, nous a proposé de lancer une nouvelle enquête pour illustrer nos propos. 71 enseignants l’ont renseignée, ceux qui ne l’ont pas fait étaient souvent des nouveaux sur le poste. Le turn-over est important, un tiers des enseignants a quitté leur UEM en juillet 2017.
Télécharger l'enquête (.pdf, 1,16 Mo)