Projet scientifique

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Les travaux du Grhapes s’appuient sur la notion de société inclusive comme objet de recherche et, plus précisément, s’ancrent dans une démarche écologique qui appréhende le « sujet dans une société inclusive », déplaçant ainsi les frontières traditionnelles qui traversent le handicap. Ils se distancient des approches défectologiques du handicap au profit d’une analyse de la restriction de la participation sociale.
Prenant appui sur l’expertise acquise de longue date par l’INSHEA en matière de scolarisation en milieu ordinaire, le projet scientifique s’organise autour de deux thématiques vives et originales qui se complètent :

 

Apprentissages et pratiques inclusives

Les recherches abordent la question des situations de handicap et de leur appropriation subjective par les individus, ainsi que celle des besoins particuliers rencontrés du préscolaire à la formation tout au long de la vie (enfance, adolescence, adultes). Il s’agit ici d’appréhender les stratégies et démarches adoptées pour ajuster les pratiques pédagogiques et didactiques à la diversité des besoins éducatifs des apprenants, et penser ainsi les conditions de leur autonomie dans toutes formes d’apprentissage. Il s’agit également de relier les pratiques analysées aux stratégies mises en œuvre par les apprenants, les ressources et les systèmes de compensation qu’ils développent, et la façon dont leur environnement comprend et s’adapte à leurs modes d’apprentissage pour les étayer.

 

Évolutions normatives, représentations sociales et handicap

Cette seconde thématique, par une approche « macro » ou « micro », considère les divers enjeux et mécanismes sociaux qui entourent la participation sociale (scolaire, politique, culturelle, professionnelle, etc.) au sein d’une société inclusive. Ces travaux visent à repérer les logiques des politiques publiques relatives au handicap, à l’accessibilité et à la diversité des publics, et leurs principes de justice. Ils interrogent aussi les dimensions expérientielles et subjectives découlant de la mise en œuvre de ces politiques, des pratiques institutionnelles et de celles de leurs acteurs. Par exemple, c’est à travers le prisme de l’expérience scolaire des élèves que sont interrogés à la fois le droit à la scolarisation et les pratiques institutionnelles à l’œuvre.